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LesOffrandes_302x454Les offrandes : l’Église ne veut-elle que mon argent ?

Aux yeux de plusieurs personnes, l’Église et l’argent ne font pas bon ménage ! Ce dépliant a pour but de dissiper quelques incompréhensions concernant les finances de l’Église. Bien que l’argent soit une question délicate à traiter, il n’en demeure pas moins qu’elle doit être abordée dans le cadre des responsabilités du croyant.

D’où provient l’argent de l’Église ?

Notre Église est financée par les membres et par ceux qui la composent.

L’argent est recueilli lors des célébrations du dimanche matin pendant l’offrande et aucune pression n’est exercée sur les gens.

Nous bénéficions parfois de revenus de location du bâtiment à des organismes extérieurs.

Parfois, des activités de levée de fonds sont organisées pour des projets spéciaux.

Nous ne recevons aucune subvention gouvernementale.

Parfois, nous recevons une aide financière de la part de notre famille d’Églises pour des projets spéciaux.

 

À quoi servent les offrandes ?

À financer les activités et les services de l’Église (clubs du dimanche, évangélisation, services communautaires, etc.).

À entretenir notre lieu de rassemblement (électricité, assurances, réparations, rénovations, etc.).

À rémunérer notre équipe pastorale et administrative (salaires et bénéfices marginaux).

À soutenir notre famille d’Églises et ses ministères (camp, école de théologie, projet d’implantation d’Églises, etc.).

 

Comment les finances sont-elles gérées ?

Le budget annuel est préparé par le trésorier et le conseil de l’Église selon les besoins de l’Église.

Le budget est proposé aux membres et adopté par eux lors de la réunion annuelle des membres de l’Église.

Par souci de transparence, le conseil de l’Église met à la disposition des membres des rapports financiers sur une base régulière afin que ceux-ci puissent suivre l’évolution des revenus et des dépenses.

Toute personne qui désire contribuer au financement de l’Église peut le faire de façon confidentielle. Un numéro de donateur lui sera octroyé. Seul le trésorier en aura connaissance. Un reçu pour fin d’impôts lui sera remis au terme de l’année fiscale.

 

Comment la Bible aborde-t-elle l’argent et les biens matériels ?

La Bible nous invite à discerner les vérités spirituelles, et en conséquence, à modifier le regard que nous portons sur les biens matériels (Luc 12. 13-21 ; 16. 14, 19-31).

Voici sept principes que nous pouvons en dégager :

Le principe de la reconnaissance : la reconnaissance consiste à reconnaitre que tout ce que nous avons dans la vie ne dépend pas que de nous. Derrière tout ce que nous avons se trouve un Dieu généreux (Ecclésiaste 5. 18, 9. 11 ; 1 Thessaloniciens 5. 18 ; Jacques 1. 17)

Le principe du détachement : le détachement est l’art de retirer aux biens la valeur que nous leur attribuons afin que ceux-ci ne puissent pas exercer sur nous un pouvoir d’attraction démesuré ( Luc 18. 18-27)

Le principe du contentement : le contentement consiste à apprécier ce que l’on a et à savoir discerner le moment où il faut dire « C’est assez » (Proverbes 30. 7-9 ; Philippiens 4. 11)

Le principe de la simplicité : la simplicité est l’art de déterminer où se trouve la vraie richesse, et donc de vivre avec moins (Matthieu 6. 19, 25-34 ; Colossiens 3. 1-2)

Le principe de la libéralité : il s’agit de savoir partager ses biens et de donner avec générosité, pour de bonnes causes (1 Timothée 6. 17-19 ; 2 Corinthiens 9. 7-8)

Le principe de l’intendance : toutes choses sont à Dieu et c’est lui qui nous en fait bénéficier. Face aux biens matériels nous ne sommes que des gérants, non des propriétaires (1 Chroniques 29. 11-16 ; Matthieu 25. 14-30)

Le principe de la mission : il s’agit de vivre pour une cause qui nous dépasse, vivre pour autre chose que nous-mêmes, c’est à dire le Royaume de Dieu (Matthieu 6. 10, 33)

 

Combien devons-nous donner ?

Nous n’imposons aucune règle précise. Il est toutefois, coutumier dans les Églises de donner le dixième de ses revenus nets, d’où le mot “dîme”. Mais il s’agit d’un choix personnel. Aucune pression n’est exercée en ce sens.

On peut, cependant, détecter dans le Nouveau Testament certaines balises très importantes. La Bible nous invite…

À accorder à l’Église locale une considération toute spéciale, ce qui ne nous empêche pas de donner à d’autres organismes éducatifs, sociaux ou humanitaires (Galates 6. 6).

À donner proportionnellement à notre revenu, donc selon nos moyens et nos actifs financiers (I Corinthiens 16. 2 ; 2 Corinthiens 9. 8)

À développer une attitude de générosité et de libéralité, surtout si nous sommes comblés sur le plan matériel (Proverbes 11. 24-25 ; 2 Corinthiens 9. 5-15 ; 1 Timothée 6. 17-19)

À faire preuve de discrétion dans nos dons de bienfaisance. Nous n’avons pas à claironner notre générosité ni à la faire connaître aux autres. La générosité se pratique dans le secret (Matthieu 6. 1-4)

Les Écritures associent certaines promesses à la générosité des croyants pour démontrer que Dieu s’occupe de nous (Proverbes 3. 9-10 ; Malachie 3. 7-12 ; Matthieu 6. 25-34 ; 2 Corinthiens 9. 8-12 ; Philippiens 4. 17-19).

 

En conclusion

Voici quelques questions à se poser pour exercer la libéralité :

Qu’est-ce qui est vraiment important pour nous ? Quelle place tient l’Évangile dans notre vie ?

Voyons-nous les offrandes comme un appauvrissement personnel ou comme un investissement dans le Royaume de Dieu ?

Quel lien entretenons-nous avec l’argent ? Nous sentons-nous capables d’en donner librement ? Si non, pourquoi ?

Reconnaissons-nous les nombreux besoins autour de nous ? Cherchons-nous à faire une différence ?

Reconnaissons-nous que tout ce que nous avons est un don de Dieu ? Voyons-nous Dieu comme un grand bienfaiteur ?

Nous faisons tous des choix financiers selon ce que nous jugeons être important pour nous. L’Écriture nous appelle, quel que soit notre salaire ou les actifs financiers à notre disposition, à développer une gestion sage de nos biens matériels et à contribuer au financement de l’Église. Ces offrandes ne sont en fait qu’une manifestation logique et naturelle de notre foi qui est reconnaissante envers Dieu pour ses nombreux bienfaits.

Stéphane Rhéaume, pasteur principal
Église chrétienne évangélique de St-Eustache

« Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre. » (2 Corinthiens 9. 7-8)